"Un toit, un avenir" en Haïti...

...de l'action de post-urgence au programme de développement.

22/07/2014 | Crédits photos : DR FAP

Ce projet financé par la Fondation Abbé Pierre permettra la construction de 60 maisons au bénéfice d’autant de familles très vulnérables des zones rurales proches de Jacmel (Lamontagne, Marigot, La Vallée et Cayes Jacmel) et le développement des savoir-faire des artisans locaux en matière de construction et de réhabilitation.

Ce nouveau programme partenaire de la Fondation mené avec l'association "Planète Urgence" prend en compte les évènements naturels extrêmes et les avancées des réflexions menées en matière d'habitat, en utilisant des techniques constructives traditionnelles améliorées.

Un habitat pérenne pour les familles nombreuses

La technique de construction traditionnelle utilisée permet de créer une maison solide, décente et durable, et le logement peut évoluer dans l'avenir pour offrir des surfaces plus grandes aux familles.

En travaillant à la recherche de réduction des coûts, le projet entend favoriser l’accès des familles parmi les plus pauvres à ces constructions, basées sur des techniques encore plus appropriables et réplicables que les projets précédemment mis en œuvre. 

 

60 habitations en deux ans

Au total, 60 familles de 5 personnes en moyenne seront à terme relogées de façon décente et définitive, soit 300 personnes. 30 à 50  artisans seront  formés et participeront aux chantiers, retirant un revenu de 700 à 750  euros/maison.

L’ensemble des savoir-faire nécessaires à la réalisation des maisons (conception, approvisionnement et production des matériaux, réalisation des constructions) sont transmis aux acteurs locaux qui sont capables de poursuivre la mise en œuvre de nouvelles maisons de qualité de façon autonome. 20 artisans sont formés à la mise en oeuvre des techniques utilisées : maçons, chapentiers, ébénistes. 

Ce projet constitue la phase III du projet « Un Toit, un Avenir » qui a déjà permis la construction ou l’amélioration du logement de 310 familles très vulnérables vivant en milieu rural. Cette dernière phase devrait être achevée fin juin 2016.