Le discours vis-à-vis des personnes étrangères
ou d’origine étrangère provoque de vives inquiétudes
à la Fondation Abbé Pierre
La Fondation Abbé Pierre s’inquiète du climat qui s’installe
dans le discours politique tenu par nos élus jusqu’au plus haut niveau de l’État.
Partir d’éléments de délinquance inacceptables, que l’on ne peut que désapprouver, pour élargir la suspicion voire la répression à toute une communauté ou la différencier selon les origines n’est pas digne de notre pays.
Remettre en cause des valeurs aussi fortes que la Nationalité, le droit à la libre circulation ou encore la responsabilité pour autrui nous entraînent vers la résurgence de moments peu glorieux de notre Histoire.
Dans notre République, nous validons que les droits et devoirs soient indissociables mais ils doivent l’être pour Tous, les citoyens bien sûr mais aussi les responsables politiques, locaux et nationaux.
Combien de lois ne sont pas ou sont trop partiellement appliquées sans qu’aucune conséquence ne soit tirée de ce constat alarmant dressé chaque année par la Fondation Abbé Pierre ?
- La Loi sur les gens du voyage (juillet 2000), imposant des aires d’accueil dans toutes les communes de plus de 5000 habitants,
- La Loi sur la solidarité urbaine (SRU décembre 2000), visant à ce que toutes les villes comptent 20% de logements sociaux sur leur territoire,
- La Loi sur le droit au logement opposable présentant un constat très mitigé sur les offres de relogement,
- ...
Ces lois ne sont pas respectées, aussi dans le cadre de justice et d’équilibre nous aimerions que le discours politique soit aussi volontariste pour sanctionner les élus réfractaires à l’application de ces lois.
Des propositions ont été émises avec peu de réponses du pouvoir quant au retrait au Maire des accords de permis de construire, des sanctions financières plus dissuasives, des mesures d’inégibilité en cas d’opposition persistante à leur application.
Le respect de la Loi est un devoir pour chacun dans un Etat de droit.
