Dans l'aisne, une propriétaire retrouve un logement décent.

Depuis la mi-août, Chantal, 58 ans, vit à nouveau chez elle dans le confort et en toute sécurité.

04/09/2015

Après 6 mois de travaux nécessaires à la réhabilitation de la plus grande partie de sa maison, Chantal a retrouvé son domicile et peut enfin y vivre dans des conditions dignes, après 30 ans d'occupation très précaire.

"Ce qui me change le plus, ce sont les fenêtres et la porte qui étaient avant en très mauvais état. Il y a avait des champignons partout et le bois partait en lambeaux. L'électricité aussi, ça me change. Tout a été refait et j'ai maintenant un radiateur dans ma chambre pour la chauffer. Avant, je n'avais rien."

Après s'être séparée de son mari en 1995, elle s'est retrouvée seule avec ses quatre enfants dans une maison très délabrée et dangereuse pour ses occupants (sol en terre battue, électricité hors normes, cheminée non tubée et sans entretien...).

Serveuse à mi-temps dans un village éloigné de son domicile, Chantal parcourt souvent 20 km à pied aller/retour pour aller travailler. Parfois, des amis lui prêtent leur voiture.

Chantal vit désormais seule, ses 4 enfants ayant quitté le domicile et trouvé un emploi. Avec ses très faibles ressources et sans aucune aide extérieure ou familiale, Chantal a finalement eu la chance d'être soutenue par l'association "Aisne Habitat", à Laon.

Repérage des besoins personnels, diagnostic de la maison, constitution du dossier, étude du financement des travaux... L'association a accompagné la propriétaire et a notamment sollicité le soutien financier de la Fondation Abbé Pierre, dans le cadre de son programme "SOS Taudis". Ainsi la quasi-totalité de la rénovation de la maison a pu être plannifiée. Seule deux pièces, aujourd'hui isolées, n'ont pas encore été totalement rénovées.

 

"Ma maison partait en miettes"

Bénéficiaire d'un complément RSA, Chantal a également obtenu un prêt travaux à 0 % financé par le Conseil général et élligible à l'Allocation logement. Au total, pour l'ensemble des travaux, elle ne devra rembourser que la somme de 18 euros/mois pendant deux ans.

"Heureusement, car déjà là, je ne peux pas rembourser plus... Je suis contente, aujourd'hui, après 30 ans de vie dans des conditions difficiles, je vais enfin pouvoir accueillir mes petits-enfants dans ma maison. La vendre, je ne pouvais pas, j'y suis attachée. J'ai toujours travaillé pour pouvoir la garder. Je ne pourrai pas vivre en Hlm..."

Isolation des murs extérieurs et des combles, réfection de la toiture, de l'escalier et des sols, remise aux normes de toute l'électricité et de la cheminée... Aujourd'hui, Chantal peut recevoir toute sa descendance sans crainte. Et cet hiver, elle n'aura plus froid.